Le Playtoy orchestra joue en musique

Written by on 7 mars 2012 in Sortir - No comments

Un orchestre italien transforme la musique classique avec des jouets. Un concept original qui offre aux musiciens un succès inattendu.

Le Playtoy orchestra a joué les plus grands classiques de la musique, lundi 6 mars au théâtre municipal de Tunis. (photo CFJ / Julia CHIVET)

Piano, guitare, batterie… Un jeu d’enfants pour le Playtoy orchestra, qui revisitait les classiques de la musique, ce mardi 6 mars au théâtre municipal de Tunis. Le groupe italien, créé en 2002, ne compose qu’avec des jouets ! « J’ai douze neveux à la maison. A l’époque, ils étaient petits et c’était facile de récupérer les jouets. On a fait un essai dans la cave de la maison, puis dans le village, et ça a plu », sourit Fabrizio Cusani, le chef d’orchestre.

Les huit musiciens du Playtoy orchestra font un récital avec des instruments « très limités ». Brahms, Offenbach, Strauss, Bizet… Ces grands classiques, peu connus de nom, mais tant reconnus par leur mélodie, sont offerts aux spectateurs. Quelques bambins du public ont le privilège de monter sur scène. Mais avant de pouvoir mener les musiciens à la baguette, le chef d’orchestre leur impose une mission : un simple saut !

James Bond – Casse-Noisette

Le talent du groupe étonne et ferait pâlir un orchestre traditionnel, à tel point que la distinction entre les deux s’estompe au fil de l’heure et demie de spectacle. Mais l’élégance à l’italienne des artistes n’évite pas le ridicule observé par un batteur de 1,90 m sur sa petite batterie de 35 centimètres. Cette alliance musique-jouet permet aux artistes de former des couples musicaux inédits : Le Parrain-bruits de maracas, James Bond-Casse-Noisette, Hymne à la joie (Beethoven)-airs du jeu vidéo Mario Bros etc.

Le Playtoy orchestra joue dans le monde entier (Corée du Sud, Bulgarie, Colombie) grâce à l’aide des instituts culturels italiens à l’étranger. Il est réputé en Tunisie, où c’est la troisième fois qu’il se produit. En 2009, l’orchestre s’était rendu à Sfax, Sousse, Kasserine et Carthage. « On avait reçu des jouets pour donner aux orphelins dans des villages plus pauvres. Chaque personne du public devait apporter un jouet, même usé. C’était très beau parce qu’on en a récolté beaucoup », se souvient Fabrizio Cusani. Prochaine étape de ces joyeux acolytes en Italie, fin mars.

(vidéo : Institut italien de culture à Tunis)

Laurent DI-NARDO DI-MAIO

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